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Affaires foncières: les 13 milliards de Lumeya

Mai 11, 2018 Rédaction Africa News

13 milliards 257 millions 084 mille 854 Francs congolais. C’est la somme mobilisée par le ministère des Affaires foncières après un an de règne de Me Lumeya-Dhu-Maleghi. Infatigable travailleur et fin stratège, Me Lumeya a, avec rigueur et discipline, réussi à faire mieux que ses prédécesseurs. Rien que pour le premier trimestre de 2018, Lumeya a réalisé des recettes d’ordre de 4 milliards 388 millions 010 mille 164 Franc congolais. Ces recettes sont largement supérieures sinon égales à celles des deux derniers exercices. Ces performances font croire à d’aucuns que le ministère de Lumeya va dépasser les assignations de 33 milliards de Franc congolais lui fixées pour l’exercice budgétaire 2018.  

 

L’avènement de Me Lumeya-Dhu-Maleghi à la tête du ministère des Affaires foncières, longtemps réputé canard boiteux dans la mobilisation des recettes du Trésor public, a inauguré une nouvelle ère: celle de grandes mobilisations. Une seule année a suffi à Me Lumeya pour marquer d’une pierre blanche son passage dans ce ministère en mobilisant 13 milliards 257 millions 084 mille 854 Franc congolais. Un record. Les recettes engrangées pour le premier trimestre de 2018 courant sont largement supérieures sinon égales à celles des deux derniers exercices: 4 milliards 388 millions 010 mille 164 Franc congolais.

Ces performances font croire à d’aucuns que le ministère de Lumeya va dépasser les assignations de 33 milliards de Franc congolais lui fixées pour l’exercice budgétaire 2018. «Rien que pour Kinshasa, les trois premiers mois font état de 5 milliards de FC encaissés. Aux recettes de Kinshasa, si on ajoutait celles de toutes les provinces du pays, le ministère des Affaires foncières va largement dépasser ses assignations budgétaires à la fin de l’année. Ce qui ne s’est jamais fait», a fait remarquer un cadre de la Direction générale des recettes administratives -DGRAD-, signifiant dans la foulée qu’aucun ministre n’a réussi cette sorte d’exploit ces dix dernières années.Des sources au sein de la DGRAD ont rapporté à AfricaNews que le tableau comparatif avec les quatre prédécesseurs, présenté par cette régie financière, dévoile un écart très prononcé. «A sa prise de fonction au mois de mai jusqu’en décembre 2017, soit environ 7 mois, Lumeya, pour la seule ville de Kinshasa, a fait presque le double de réalisations de ses prédécesseurs soit 8 milliards 869 millions 574 mille 690, 29 FC. Bien avant lui, les Affaires foncières à Kinshasa ont produit 3 milliards 207 millions 627 mille 866,13 Franc congolais en 2015 et 5 milliards 875 millions 659 mille 799,91 FC en 2016», ont-elles avancé. Et de se réjouir: «Réputé canard boiteux, le ministère des Affaires foncières commence réellement à contribuer au budget de l’Etat et à aller au contact du peloton de tête de grands mobilisateurs», ont estimé ces sources, non sans signifier que pour relever ce défi, Me Lumeya a dû mettre en place un système efficace de lutte contre la fraude.

Les réseaux mafieux démantelés

«Il a exigé l’installation des guichets de banques au sein des circonscriptions foncières pour éviter que l’argent transite par les mains des agents», a, à titre exemplatif, épinglé Jacques Kalenga Kongolo, agent aux Affaires foncières.  A son avis, Lumeya s’est tiré des ennuis vis-à-vis des réseaux maffieux qui, hier, avaient pris le secteur foncier en otage. «Des lobbies sont créés tous les jours pour vilipender le ministre des Affaires foncières. Son péché impardonnable est d’avoir bouché les circuits frauduleux et écarté de brebis galeuses», a révélé Jacques Kalenga soulignant que le prix à payer pour en arriver à une telle mobilisation a été le recours aux méthodes fortes.

L’on a appris que plus de 15 conservateurs récalcitrants, imbibés dans la maffia, ont été suspendus avant d’être définitivement mis à l’écart. L’on a aussi appris que ces mesures ne cessent de dégoûter les chefs des réseaux mafieux. Outre le démantèlement des réseaux mafieux, Lumeya a réussi son pari en activant des mécanismes de recouvrement.

«A chaque fois, le ministre des Affaires foncières invite les assujettis aux droits, taxes et redevances relevant de son ministère, de s’acquitter de leurs obligations. La sensibilisation envers les assujettis est très forte. Normal que l’argent suive. Il en a été ainsi pour mi-2017, de même pour le premier trimestre de l’exercice 2018. On presse les concernés de passer aux différentes circonscriptions foncières de leur ressort pour se mettre en ordre», a fait savoir Zelo Yemweni, le Directeur de cabinet. Puis: «Pour les assujettis exemptés, ils sont tenus, avant de se présenter  aux circonscriptions foncières, de se faire enregistrer au cabinet du ministre des Affaires foncières, munis de l’original de la décision qui leur accorde cette exemption. Tout se fait avec une traçabilité claire et dans une transparence totale».

Contribution de Lumeya au processus électoral

A scruter les propos de Zelo Yemweni, Me Lumeya-Dhu-Maleghi, dans l’optique de maximiser davantage les recettes, a recouru à tant d’autres moyens, notamment l’opération de récupération de concessions non mises en valeur et suffisamment non mises en valeur. «Grâce à cette opération, les caisses du Trésor public ont été renflouées comme jamais auparavant. Les recettes qui s’évaporaient, ont pris désormais la bonne direction. Voilà le déclic de la campagne de diabolisation par ceux qui avaient pris les Affaires foncières en otage», a-t-il laissé entendre. Visiblement, Me Lumeya, demeurant droit dans ses bottes, est déterminé, malgré les embûches et obstacles dressés sur son chemin, de mener une guerre terrible contre les détourneurs des deniers publics et de renflouer ainsi les caisses de l’Etat.

Une détermination non seulement noble mais aussi patriotique en cette année électorale qui impose au gouvernement, au-delà de ses charges quotidiennes, de financer les différents scrutins prévus dans le calendrier électoral. De cette manière, le gouvernement peut compter sur le ministère de Lumeya qui travaille d’arrache-pied pour ramener suffisamment d’argent au Trésor public.

De plus en plus, cette détermination prend corps grâce surtout à l’adhésion des agents du ministère des Affaires foncières à cette vision. «Nous nous battons avec hargne pour atteindre les assignations. Avec le ministre Lumeya, nous recevons nos primes de rétrocession. Ce qui, jadis, était très difficile. Il a aussi offert aux conservateurs, géomètres et chefs des cadastres des tenues qui les distinguent et les identifient mieux sur le terrain», a dévoilé un agent de ce ministère.

Laurent OMBA