Culture

Béni Ndekimina lance «Amour infini» sur le marché du disque

Mai 18, 2018 Rédaction Africa News

Né à Kinshasa en 1988, marié à Madame Aïcha Elonzi Meno et père de deux enfants: Dievina Nsuka et Kaleb Ndekimina, le chanteur compositeur Béni Ndekimina Nsuka prie dans la Communauté évangélique Salem du représentant légal Israël Mbambi, et plus précisément à son extension du campus appelée Salem Université, chapeautée par le Pasteur Pascal Bakana. Très intéressé par la musique, il a créé un groupe dénommé Alliance chrétienne des adorateurs sanctifiés -ACAS. Ce groupe a produit son premier opus «Amour infini» qui sera officiellement présenté au public le dimanche 27 mai 2018 à l’Echangeur de Limete lors d’un concert public. Dans une interview accordée à «AfricaNews» jeudi 17 mai, l’auteur a dévoilé son œuvre. Entretien. 

 

Comment êtes-vous devenu chantre et auteur compositeur?
J’ai fait la musique gospel. Et la musique est quelque chose qui m’a habité depuis l’enfance. Ma maman m’avait mis dans une chorale dès mon jeune âge. C’est de là que j’ai le goût pour la musique. J’ai commencé à chanter à la CEBZO devenue par la suite CEBCO… et à l’époque, j’étais au Bas-Congo avec ma mère. Après un temps, nous sommes revenus à Kinshasa et nous avons intégré la Communauté évangélique Salem depuis 1999. Nous sommes à l’extension Salem Université sur le campus de Kinshasa. Depuis ce temps, j’étais à l’ECODIM, j’apprenais à chanter. C’est mon grand frère Rossy Makiese qui m’a introduit vraiment dans le domaine musical. Il m’apprenait la guitare à la maison. En 2005, j’ai intégré la chorale de l’Eglise. J’ai commencé à apprendre beaucoup de choses et j’ai abandonné la guitare pour chanter. Aujourd’hui, mon instrument de musique n’est pas la guitare, mais la voix. L’Eglise m’a beaucoup formé et inspiré.

 

Quelle est votre motivation en vous attachant à la musique chrétienne?°
Je suis motivé par le fait qu’étant créature de Dieu, je dois le louer et l’adorer. Et la bonne manière de le faire qui me met très à l’aise, c’est de chanter pour mon Dieu.

Y a-t-il des hommes d’Eglise notamment des chantres et pasteurs qui vous fascinent dans votre rêve musical?
Je viens de dire ci-haut que l’Eglise m’a beaucoup formé dans le domaine musical. Après l’Eglise, j’enviais aussi les personnes que je voyais chanter pour Dieu comme feu Charles Mumbaya, Jean-René Balekita et Marcel Mbungu. Je me disais toujours que je dois travailler avec ces trois chantres de l’Eternel. Malheureusement papa Mumbaya est décédé avant que je ne puisse le rencontrer. Cependant, j’ai eu la grâce de côtoyer Jean-René Malekita. Ce dernier m’a beaucoup aidé dans la musique. Il m’a vraiment fait travailler et au finish, il est même devenu parrain de notre mariage.

 

Votre premier album est déjà sur le marché du disque et vous comptez le présenter officiellement au public le 27 mai prochain à partir de l’Echangeur de Limete?
Avant de parler de l’album, je préfère présenter d’abord le groupe musical que j’ai créé en 2011 ici à Kinshasa.

Allez-y, nous vous écoutons?
Mon groupe musical s’appelle Alliance chrétienne des adorateurs sanctifiés -ACAS. Son siège est situé au n°118/C, avenue By-pass, quartier Heradi, dans la commune de Selembao. Il a vu le jour en 2011 dans la ville de Kinshasa dans la commune de Lemba. Ce groupe est créé à l’image de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, le rejeton de David, qui s’est élevé comme une faible plante qui sort d’une terre desséchée. Et ma vision de le mettre sur pied a été au départ difficile à être acceptée par les miens. Investi par un modeste empressement divin, j’ai partagé sa vision avec un de mes frères dans le Seigneur qui, immédiatement, m’a encouragé à la matérialiser. Ce fût le commencement de tout avec un petit groupe de musique anonyme de 3 membres au total. Et deux ans plus tard, soit en 2013, avec l’arrivée de certains membres aussi influents que ce groupe sera nommé Alliance chrétienne des adorateurs sanctifiés -ACAS-, ayant une vocation évangélique.

Tout a-t-il été facile ou avez-vous eu à affronter d’énormes difficultés pour décoller?
Contre vents et marées, tentations et tribulations, le départ de quelques membres, pas mal d’obstacles rencontrés sur son chemin, ACAS a su tenir et maintenir son cap grâce à Dieu, car Il est juste et fidèle pour accompagner ses enfants dans leurs projets qui Le glorifient.

 

Quel objectif poursuivez-vous en créant ce groupe musical?
ACAS a pour but de ramener les âmes au Seigneur en vue qu’ensemble avec tous ceux qui auront cru en la Bonne nouvelle nous participions à la gloire à venir. Ici, l’objectif est de rendre accessible la Bonne nouvelle à toutes les couches sociales, toutes les races et toutes les langues, même aux endroits les plus indésirables du monde, et ce, dans un climat de paix avec tous et dans la sanctification conformément à l’Ordre Suprême d’aller faire de toutes les nations des disciples -Matthieu 28: 18-20 et Hébreux 12:14. C’est ainsi que pour accomplir cette mission, ACAS est composé de trois branches, notamment la musique, l’évangélisation et le social.  Chaque branche est conduite par un Chef de branche -CB- et Chef de branche adjoint -CBA et d’un secrétaire.

Votre groupe ayant une vocation principale l’évangélisation par les chansons, vous êtes mis à l’œuvre?
Bien sûr. C’est depuis 2011 que nous travaillons. Nous avons produit nos propres cantiques comme je suis chanteur compositeur. Tout ce temps, j’apprenais aux gens qui m’entouraient les cantiques, les nouvelles mélodies qui bouillonnaient dans mon cerveau. Et, à partir de 2013, nous avons eu l’idée de produire un album qui est sorti en novembre 2017.

Comment s’intitule votre album et est-il composé de combien de titres?
L’album s’intitule «Amour infini». Nous y montrons à la face du monde que nous voulons nous référer à Notre Créateur et dire au monde entier que Jésus Christ est le Créateur de toute chose, Il nous aime d’un amour infini. Vous savez, aujourd’hui, je me rends compte que ma mère n’est plus et son amour me manque… Elle m’aimait et je l’aimait aussi beaucoup, mais le Seigneur a décidé de la retirer de la terre. Ce qui nous rend heureux sur cette terre c’est de nous sentir aimés… Mais lorsque nous nous attachons à l’amour de ce monde, nous finissons par être déçus et nous ne sommes pas parfois heureux, car les personnes que nous aimons finiront un jour par mourir, -comme c’est le cas de ma mère- et nous laisser orphelins… Et cet amour prend fin avec la mort de celui que nous aimions. Il y en a qui enfantent et jettent les enfants dans les poubelles, ils ne se soucient pas de ces enfants, c’est un péché. Mais nous avons un Dieu qui nous aime et qui est toujours près de nous. C’est Lui qui a fait les premiers pas dans le Jardin d’Eden lorsque Adam avait trébuché. Il a également fait ce que j’appelle le second pas, parce qu’Il est descendu sur la terre pour nous sauver, c’est ce message d’amour qui est contenu dans notre album.

On reproche aux musicien de commencer par l’Esprit de Dieu et de lâcher par la suite comme dit l’Apôtre Paul: vous avez commencé avec l’Esprit, voulez-vous finir dans la chair?». Quelle sera votre attitude?
Je crois que l’album a dix titres et le deuxième dit: «Simba kondima na ngai» -fortifie ma foi. C’est une prière pour moi. Et je dis que même si mes yeux ne m’ont pas vu, que mon cœur témoigne que Tu es Seigneur. Même si on me donne toutes les richesses du Congo comme ma propriété, mon cœur dira toujours que Tu es Dieu. Même en voyant l’évolution technologique dans tous les domaines de la vie, mon cœur dira toujours que Tu es Dieu. Avant d’être chantre, je suis d’abord chrétien… C’est ainsi que je resterai toujours enfant de Dieu dans tout ce que je ferai dans ma vie. Car un jour la santé peut ne pas me permettre de chanter mais je resterai toujours enfant de Dieu.

Dix titres… quel message véhiculez-vous?
Les gens qui auront le temps d’écouter mes chansons, comprendront que tout l’album est axé sur l’amour de Dieu. Chaque cantique composé parle de l’amour de Dieu et de l’œuvre de la croix. D’ailleurs, nous allons présenter officiellement cet album le dimanche 27 mai à l’Echangeur de Limete, lors d’un concert public. Nous avons invité d’autres musiciens à cette occasion notamment Moïse Matuta, les Tumbishayi, Pasteur Joseph Lumbala, Didier Mbenza et les IPA.

Quel message adressez-vous aux chrétiens de la capitale puisque vous serez en concert le 27 mai prochain à L’Echangeur de Limete?
Je dis aux chrétiens que l’amour de Dieu est au-dessus de tout ce qu’on peut avoir sur cette terre. Et mon Dieu est le plus grand. Je constate qu’aujourd’hui, beaucoup de chrétiens misent sur ce qui est matériel, ils sont devenus plus matérialistes. Pourtant, Dieu nous dit de ne pas nous attacher aux choses de ce monde où la rouille détruit tout. Ce que nous avons le plus précieux c’est le Royaume des cieux, un jour nous quitterons cette terre. Aimons Dieu plus que toute autre chose.

Propos recueillis par Octave MUKENDI