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Coté popularité: Michel Bongongo, le ministre solide

Nov 25, 2017 Rédaction Africa News

Alors que le ministre d’Etat à la Fonction publique conforte son leadership et ne cesse d’éblouir la population par ses actions combien bénéfiques pour la jeunesse, son homologue aux Affaires foncières escalade dans l’opinion. Il se trouve être le seul ministre issu du Rassemblement à briller de mille feux

Comme à l’accoutumée, l’Institut de sondage Les Points a enquêté la population afin de mesurer l’impact des actions des membres du gouvernement auprès de cette même population qui attend d’eux l’amélioration du social et l’organisation des élections. Le baromètre du mois de novembre, dont les enquêtes ont été menées du 21 au 22 novembre 2017 à Kinshasa et dans les principales villes du pays, présente Michel Bongongo comme le ministre le plus solide. Dynamique et innovant, le ministre d’Etat à la Fonction publique a su conserver sa première place, chèrement conquise grâce à ses actions de terrain, jugées principalement bénéfiques pour la jeunesse.

«Michel Bongongo crève l’écran et reste le membre du gouvernement le plus actif du mois en ce qui concerne la vulgarisation du Projet de la réforme et de rajeunissement de l’administration publique -PRRAP», lit-on dans le rapport de l’enquête qui précise: «très proche de la jeunesse dans le cadre de ce programme, Bongongo s’est vite adapté en associant les jeunes par le truchement de Madame Francine Muyumba, présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse -UPJ». Fort de ces réalisations éloquentes, le bras droit de Kengo a glané 5% de plus par rapport au mois d’octobre et a totalisé 77% en novembre.

A l’instar de Bongongo, Lumeya-Dhu-Malegi ne cesse de monter en puissance. De 51% à 65% d’opinions positives, Lumeya est le seul ministre issu du Rassemblement qui brille de mille feux grâce notamment aux hectares récupérés au profit de l’Etat dans le plateau des Bateke.

«Des RD-Congolais apprécient les efforts qu’il a fournis et le courage dont il a fait preuve pour récupérer au profit de l’ex-ONATRA des terrains occupés illégalement au site SOCOPAO à Limete par des familles qui n’avaient aucun titre immobilier», argumente le document du sondage.

Puis: «pour 86% de RD-Congolais, la démolition des constructions anarchiques et la récupération des concessions de l’Etat spoliées ainsi que sa politique visant à moderniser le secteur foncier avec notamment la numérisation du cadastre et des titres fonciers sans oublier la mobilisation des recettes sont parmi les actions qui ont propulsé sa cote».

En plus de ces réalisations, le ministre des Affaires foncières s’est fait défenseur des propriétaires immobiliers en s’impliquant personnellement pour assouplir des pratiques, règles et procédures dans le traitement des dossiers fonciers dont le temps est passé de trois mois à 15 jours ouvrables et la révision à la baisse des frais connexes dus au traitement des dossiers dans son ministère.

Shadary et Makila en ex-aequo

En troisième position pointe Emmanuel Ramazani Shadary, Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur et sécurité qui amasse 63% de suffrages favorables, soit un accroissement de 2% comparativement au mois d’octobre. Apprécié pour la fermeté avec laquelle la police a répondu aux manifestations organisées par des mouvements citoyens le 15 novembre sur toute l’étendue du territoire national, Shadary est maintenu dans ce top 10 des ministres du gouvernement Tshibala suite à la stabilisation de la situation sécuritaire dans les provinces de l’espace Kasaï.

«La stabilisation de la situation sécuritaire a permis le bon déroulement de l’opération d’enrôlement des électeurs dans cette partie du pays qui était au centre de l’attention du gouvernement au cours de trois premiers trimestres de cette année», poursuit l’institut Les Points. Shadary se classe en ex-aequo avec son homologue aux Transports et Voies de communication,  José Makila. Ses efforts pour améliorer le sous-secteur d’aviation ont valu à Makila 3% de plus dans son compte qui atteint maintenant 63%.  Le VPM aux Transports est talonné par son ancien camarade du MLC, Thomas Luhaka Losendjola, casé au ministère des Infrastructures et travaux publics.

L’ancien SG du parti de Bemba a fait bonne affaire en s’adjugeant 4% de plus, atteignant ainsi 58% de cote. «Luhaka a la volonté de faire mieux mais est buté comme la plupart de ministres, à l’épineuse difficulté de manque de moyens de sa politique», estiment les sondés. Avec Luhaka, la ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, fait jeu égal et réalise 58% après avoir perdu 5%. «Cette petite chute s’explique, selon 60% de sondés, par le fait que des ONG de défense des droits de l’homme ne cessent de déplorer des cas de violation des droits humains en RD-Congo en dépit de sa consécration au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies», explique cet institut.

Ministre du Tourisme, Franck Malila conforte sa septième position avec 54% de voix, essentiellement engrangés grâce aux contacts qu’il ne cesse de prendre pour booster ce secteur. Il est suivi par le ministre d’Etat au Plan Modeste Bahati Lukwebo. L’autorité morale de l’AFDC a récolté 51% pour avoir positivement marqué la population par une série d’activités organisées au cours de ce mois. «La légère  maitrise du taux d’inflation» a valu au ministre des Finances, Henri Yav, l’entrée «dans le cercle serré des ministres dont l’action est jugée positive par les masses silencieuses». L’argentier du pays s’en sort avec 51% de cotes positives et clôture ce classement.

 

Les ministres les sous-cotés

Contrairement aux précédents baromètres, celui de novembre a aussi coté ces ministres qui brillent par leur inefficacité dans la gestion de la chose publique. Le premier d’entre ces ministres sous-cotés est Papy Niango. «Pour 77% des sondés, l’actuel ministre des Sports fait piètre figure en ce que durant son mandat, la RD-Congo va d’échecs en échecs dans la quasi-totalité des disciplines sportives. Le plus décevant de ces échecs, c’est dans le football où les Léopards n’ont pas réussi à se faire qualifier pour le Mondial 2018 après la non qualification des Léopards locaux au CHAN Maroc 2018», rapporte l’institut Les Points, estimant que, pour les enquêtés, la faute incombe en grande partie au ministre de tutelle qui, en plus, est soupçonné dans une affaire de spoliation d’une concession qui loge les fédérations sportives, sur l’avenue Dima dans la commune de Kinshasa.

Ce qui a essentiellement contribué à la dégringolade de sa popularité auprès de la population. Ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, Steve Mbikayi a, selon l’institut de sondage, déçu 81% des RD-Congolais enquêtés. «Pour les enquêtés, ses initiatives ne visent pas, contrairement à ce qu’il prétend le long des journées dans les médias, à améliorer la qualité de l’enseignant mais à s’enrichir sur le dos des étudiants, de leurs parents et des gestionnaires des établissements d’ESU», martèle le rapport final de l’enquête.

Puis: «le ministre ne donne aucune chance de réussite à la bourse de solidarité qu’il a initiée et craint qu’elle ne puisse connaitre le sort des cartes biométriques qu’il avait initiées». De son côté, le ministre du Développement rural Justin Bitakwira est considéré par 80% des sondés comme le ministre qui s’amuse avec les charges de l’Etat en se comportant en comédien avec ses habituelles blagues dans les médias.

Laurent OMBA