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Echéances électorales: Botswali de la CODELLI bat le rappel des troupes

Jan 05, 2018 Rédaction Africa News

La Convention pour la démocratie et la liberté -CODELI- se veut avant-gardiste face aux échéances électorales qui pointent à l’horizon. Jeudi 4 janvier 2018, le président national de ce parti politique, Barthélemy Botswali, a réuni en sa résidence de Ngaliema, les cadres de son parti pour évaluer la situation politique de l’heure, échanger autour de changements apportés à la nouvelle loi électorale et enfin peaufiner des stratégies pour  mieux affronter les élections. «L’appel à candidature c’est au mois de juin prochain. Je vous invite donc à bannir la peur car elle conduit à l’échec. La CODELI est debout et restera debout», a mobilisé Barthélemy Botswali. Condamnant l’obstruction des libertés garanties par la Constitution, l’ancien ministre des affaires sociales encourage la marche car, pour lui, c’est l’expression de désaccord.

La rencontre, jeudi 4 janvier, entre le président national de la Convention pour la démocratie et la liberté-CODELI- et les cadres de cette formation politique, a aussi servi d’occasion pour Barthélemy Botswali de présenter ses vœux de nouvel an à ses camarades du parti. Il a également été question d’échanger autour des questions politiques essentielles de l’heure. «La réunion c’est pour répondre à plusieurs préoccupations. Comme vous savez, le calendrier électoral a été publié, la loi venait d’être promulguée, il fallait que les cadres de mon parti se réunissent pour réfléchir et tirer les conséquences. C’est ce que nous venons de faire», a fait savoir le président national de la CODELI. Dans le fond, les cadres de cette formation politique ont discuté autour des stratégies à mettre en place pour faire face aux changements apportés à la loi électorale notamment en ce qui concerne le seuil et les cautions -USD 650 par siège pour le provincial, et USD 1000 par siège pour le national.  Bien que cette nouvelle loi électorale dérange, selon Barthélemy Botswali, la CODELI se dit prête à affronter les élections en décembre 2018. Devant ses camarades du parti, l’ancien ministre des affaires sociales a dévoilé la volonté du parti de s’unir avec d’autres formations politiques. «CODELI est pionnière en regroupement politique; c’est le cas en 2006 avec CODECO, voire en 2011. Nous devons nous réorganiser avec les autres pour survivre», a-t-il souligné. Et de poursuivre: «C’est depuis 2015 que nous avons aligné une centaine de candidats pour affronter ces élections. Et depuis lors, nous sommes prêts. Le 23 décembre 2018, si les élections auront effectivement lieu, nous serons au front. Pour dire la vérité, les changements apportés à la nouvelle loi électorale dérange, notamment avec le problème de cautions, alors que nous sommes des partis jeunes sans ressources financières. Dans les pays où on a introduit les seuils comme en France, l’Etat finance les partis politiques. Notre seuil a été introduit par imitation mais en amont rien n’a été fait pour soutenir les partis. Néanmoins, nous allons nous débrouiller pour ne pas rater les élections».

Tenir la réunion le 04 janvier, pas une simple coïncidence

Selon Barthélemy Botswali, le choix de la date du 04 janvier pour  cette réunion avec les cadres de son parti n’a pas été fait par hasard. Pour lui, c’est un jour important et historique pour la RD-Congo. «C’est le jour où des centaines de nos compatriotes ont versé de leurs sangs pour que le pays retrouve sa liberté et son indépendance. Ce jour ne peut pas être à l’oubli de l’histoire, nous avons voulu le commémorer à notre manière en travaillant autour de notre parti. Et nous pensons que dans les années à venir, il faut que cette journée retrouve sa célébrité en termes de souvenirs en reconnaissance aux martyrs de notre indépendance», a-t-il plaidé.  Avant de clore son adresse, Barthélemy Botswali a invité les membres de la Convention pour la démocratie et la liberté à prendre connaissance de la nouvelle loi électorale. A tous les RD-Congolais en général, il plaide pour la promotion de la paix. Mais, à l’en croire, cette paix n’exclue pas de revendiquer ses droits dans l’ordre, lors qu’ils sont bafoués.

Olitho KAHUNGU