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Elections: qui a le plus payé Nangaa?

Nov 11, 2017 Rédaction Africa News

Pendant 48 mois de gestion à la Primature, Matata Ponyo a versé USD 167 millions à la Commission électorale nationale indépendante -CENI-. Tandis que, pour sa part,  Samy Badibanga a, en l’espace de 4 mois, décaissé 163 millions de dollars en faveur de la Centrale dirigée par Corneille Nangaa.

Un tweet de l’ancien Premier ministre Samy Badibanga fait éclater la vérité sur le financement du processus électoral de mai 2012, à l’investiture du gouvernement Matata, à mai 2017 à la sortie du député UDPS de la Primature. Il évoque un déficit de financement des élections de 2012 à 2015. Et les chiffres l’attestent. « En 2012n sur les prévisions de USD 250 millions à donner à la CENI, le gouvernement a versé USD 38 millions soit 15%. En 2013, sur USD 239 millions, la CENI a eu droit à USD 28 millions, soit 12%. En 2014, sur USD 246 millions, la CENI a eu droit à USD 56 millions, soit 23% et en 2015, sur USD 203 millions, la CENI a obtenu USD 45 millions, soit 22% », note Samy Badibanga. Durant 4 ans, Matata a octroyé USD 167 millions à la CENI. Lors de son entrée en fonction à la Primature le 23 décembre 2016 à sa démission le 7 avril 2017, le PM Badibanga Ntita fait un état des lieux d’un decificit de CDF 530 milliards, soit +/- USD 570 millions à la défaveur de la CENI. A cette époque, 1USD se changeait à 930 FC.

 

L’attention de toute la communauté nationale et internationale se trouve focalisée autour de l’organisation des élections en RD-Congo. Le calendrier publié par la Commission nationale électorale indépendante continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive. Parmi les points chauds de ce chronogramme figure le financement des élections. Où trouver les fonds nécessaires à toutes les opérations programmées dès lors que l’Etat RD-congolais donne des signes évidents d’essoufflement?

De nombreuses interrogations trottent dans les méninges du fait qu’un silence profond couvre comme une chape de plomb les montants décaissés à ce jour par le gouvernement de la République en faveur de la Centrale électorale. Les Députés nationaux et les Sénateurs auraient dû, en principe, disposer de toutes ces données avant de pouvoir donner le quitus à la CENI pour une affectation efficiente des fonds ainsi alloués ainsi qu’un encadrement drastique des dépenses en cette période de vaches maigres.

Force est de noter que jusqu’à ce jour, selon les renseignements recueillis dans les allées du Palais du peuple, Corneille Nangaa tarde à mettre à la disposition des élus du peuple le tableau récapitulatif des fonds reçus du gouvernement et des partenaires extérieurs ainsi que leurs affectation et utilisation. Pendant que les dirigeants de la CENI semblent évoluer comme des électrons libres qui n’ont de comptes à rendre à personne, encore moins à l’autorité budgétaire, Samy Badibanga Ntita, ancien Premier ministre issu de l’Accord du 18 octobre 2016 de la Cité de l’Union africaine, vient de s’inviter au débat. En apportant des indications de taille qui projettent à l’écran la face cachée des décaissements concrets effectués de 2012 à 2017 en faveur de la CENI.

Dans un tweet sulfureux, le député de l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS- lève un coin de voile sur le financement du processus électoral depuis l’investiture, en mai 2012, du chantre de la croissance économique à deux chiffres jusqu’à l’avènement de Samy Badibanga Ntita à la Primature en décembre 2016. Selon les informations communiquées dans ce tweet, Augustin Matata Ponyo a versé USD 167 millions en faveur de la CENI dans le cadre du financement du processus électoral en quatre ans, soit l’équivalent de 48 mois.

Lors de son entrée en fonction à la Primature le 23 décembre 2016 à sa démission le 7 avril 2017, le PM Badibanga Ntita a fait un état des lieux d’un decificit de CDF 530 milliards, soit +/- USD 570 millions à la défaveur de la CENI. A cette époque, 1USD se changeait à 930 FC. « En 2012n sur les prévisions de USD 250 millions à donner à la CENI, le gouvernement a versé USD 38 millions soit 15%. En 2013, sur USD 239 millions, la CENI a eu droit à USD 28 millions, soit 12%. En 2014, sur USD 246 millions, la CENI a eu droit à USD 56 millions, soit 23% et en 2015, sur USD 203 millions, la CENI a obtenu USD 45 millions, soit 22% », dit-il.

De son côté, Badibanga sans tambour ni trompette, a disponibilisé au profit de la CENI un montant de 163 millions de dollars en quatre mois de gestion. Selon plusieurs observateurs, cette information donne un éclairage nouveau sur les motivations ainsi que les voies diamétralement opposées suivies par les deux anciens Premiers ministres pour concrétiser les aspirations du peuple souverain de se choisir ses dirigeants à travers des élections libres, démocratiques, transparentes et dans un climat apaisé dans les délais prescrits dans la Constitution du 18 février 2006.

Les documents chiffrés ainsi que les différents soubassements qui les accompagnent, constituent des preuves matérielles vérifiables et opposables à tous. A l’opinion nationale et internationale d’en tirer toutes les conséquences sur le déficit de financement des élections.

 

Octave MUKENDI