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Enrichissement illicite: une contre-enquête blanchit Kabila

Août 21, 2017 Rédaction Africa News

«Les allégations sur l’enrichissement de la famille présidentielle sont mensongères. Elles ont été publiées dans l’unique but de nuire à la réputation du Président de la République et de sa famille afin de les fragiliser politiquement», tranche, sans appel, une contre-enquête orchestrée par Barbara Nzimbi

Il y a un mois, les révélations d’une enquête, accusant le Président de la République, Joseph Kabila, et sa famille d’être propriétaires de plus de 80 entreprises œuvrant dans tous les secteurs de la vie économique, ont fait jaser. Voilà qu’une contre-enquête, menée par des professionnels des médias RD-congolais, blanchit Kabila et dit de la première enquête de vouloir porter atteinte à la réputation du Président de la République ainsi que de sa famille. «Sur la centaine d’entreprises prétendument attribuées au Président de la République et à son entourage, seules deux leur appartiennent. Il s’agit d’un hôtel dans la ville côtière de Moanda, propriété du député Zoé, et de Wantashi en Tanzanie, une boîte de nuit appartenant à la sœur du Président», fait savoir la contre-enquête.

Un mois s’est écoulé depuis la publication d’une enquête accusant le Président de la République, Joseph Kabila Kabange, et son entourage d’enrichissement illicite. Selon cette enquête, fruit de l’agence Bloomberg, 13 membres de la famille présidentielle sont à la tête ou ont des parts dans au moins 80 entreprises. Celles-ci, selon le Groupe d’étude sur le Congo, sont dans presque tous les secteurs de l’économie RD-congolaise. Cela représente des centaines de millions de dollars de revenus depuis 2003 et des dizaines de millions en biens matériels.

Cette enquête a fait tache d’huile. La réputation du Président de la République et de sa famille a été mise en jeu. Pas question pour certains professionnels des médias RD-congolais de voir leur Président emporter par une enquête diligentée par la presse étrangère. Ils ont initié une contre-enquête qui, noir sur blanc, dément toutes les allégations de l’agence Bloomberg. Les résultats de cette contre-enquête conduite de Barbara Nzimbi, sont surprennent: sur la centaine d’entreprises prétendument attribuées au Président de la République et à son entourage, seules deux leur appartiennent. Il s’agit d’un hôtel dans la ville côtière de Moanda, propriété du député Zoé, et de Wantashi en Tanzanie, une boîte de nuit appartenant à la sœur du Président. Une conclusion qui blanchit complètement le Chef de l’Etat, selon l’enquête, inutilement trempé dans une affaire dont la finalité n’était que de nuire à sa réputation. «Les allégations sur l’enrichissement de la famille présidentielle sont mensongères. Elles ont été publiées dans l’unique but de nuire à la réputation du Président de la République et de sa famille afin de les fragiliser politiquement», tranche cette contre-enquête. Et d’accuser: «ces fausses allégations sont le fait de certains membres de la Communauté internationale qui abhorre la souveraineté de la RD-Congo sur ses richesses naturelles. Eux qui souhaitent faire main basse sur les ressources naturelles de la RD-Congo».

A en croire Barbara Nzimbi, la méthode utilisée pour jeter en pâture la dignité du Président Kabila n’est pas différente de celle employée par les mêmes impérialistes pour déstabiliser le feu Président Mobutu.

«Par médias interposés, le Président Mobutu avait été présenté comme étant à la tête d’une fortune colossale évaluée en dizaines de milliards de dollars américains.      A sa mort, la vérité éclata. Sa fortune avait été gonflée superficiellement pour l’opposer à l’opinion nationale et internationale. Mobutu n’était que la victime d’une machination de ses anciens alliés», dénonce cette contre-enquête. Et d’enchainer: «les comploteurs contre la souveraineté de la RD-Congo ont recouru à la même recette pour déstabiliser le Président Kabila dont le nationalisme et le patriotisme ne sont plus à démontrer». Après avoir abouti à ces résultats, Barbara Nzimbi, convaincu que les médias internationaux et nationaux ont diffusé des informations truffées des contrevérités dans l’unique but de nuire à la réputation du Président de la République et de sa famille, a appelé la presse à bannir, dans ses pratiques, des campagnes d’intoxication financées dans un but inavoué.

Tino MABADA