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Des insolvables organisent un hold-up contre le FPI

Mar 05, 2018 Rédaction Africa News

Vendredi 02 mars aux environs de 20 heures, un agent du Fonds de promotion de l’industrie -FPI- qui garde les clés du coffre-fort contenant les titres de propriété, a été victime d’un braquage par des hommes armés, alors qu’il rentrait chez lui après le travail. Ce hold-up s’est produit au niveau de Theresiano à Kintambo-Jamaïque. Selon la victime, une voiture de marque Toyota communément appelée «Ketch» à Kinshasa, était à sa suite depuis le centre-ville. «J’ai minimisé, mais ça s’est déroulé très rapidement, juste le temps pour moi de constater que cette voiture a obstrué mon passage. Dans cette voiture il y avait trois hommes armés mais en tenue civile. Deux sont descendus brusquement du véhicule et m’ont braqué parce que la vitre était baissée», raconte-t-il. Les malfaiteurs ont emporté son sac contenant son ordinateur de travail, les clés du bureau et celles du coffre-fort des titres de propriété. Pour la victime tout comme pour le FPI, il ne s’agit pas d’un braquage anodin au regard de la situation troublante que traverse ces derniers temps cet établissement financier de l’Etat. Nos sources renseignent que le FPI a déposé une plainte auprès de la Police, à qui il demande de faire diligence afin de démasquer ce réseau voire celui ou ceux qui en sont commanditaires.

Depuis le centre-ville, un agent du FPI, victime de braquage vers 20 heures à la hauteur de Theresiano à Kintambo-Jamaïque, faisait objet de filature par des hommes armés mais en tenue civile se trouvant à bord d’une voiture de marque Toyota communément appelée à Kinshasa «Ketch».

«J’ai minimisé, mais ça s’est déroulé très rapidement, juste le temps pour moi de constater que cette voiture a obstrué mon passage. Dans cette voiture il y avait trois hommes armés mais en tenue civile. Deux sont descendus brusquement du véhicule et m’ont braqué parce que la vitre était baissée. Ils m’ont exigé de descendre du véhicule et s’y sont installés. Je pensais carrément à une prise du véhicule. Mais finalement je les ai vus en train de fouiller mon véhicule et lorsqu’ils ont regardé derrière, ils ont vu qu’il y avait mon sac. Ils ont pris le sac et une somme d’argent que je venais d’avoir ce jour même. Je pensais qu’ils allaient prendre le véhicule mais curieusement ils se sont engouffrés dans leur voiture et en partant, l’un d’eux m’a balancé la clé de contact de mon véhicule qu’il avait en main», explique la victime à nos confrères du site www.scooprdc.net qui ont vite relayé l’information.

Le sac emporté par ces hommes armés contenait son ordinateur de travail, les clés du bureau et celles du coffre-fort des titres de propriété. Pour la victime elle-même tout comme pour le Fonds de promotion de l’Industrie -FPI-, il ne s’agit pas d’un braquage anodin au regard de la situation troublante que traverse ces derniers temps cet établissement financier de l’Etat. «Lorsque je constate ce qui s’est déroulé tout dernièrement avec la perte d’un titre dans le coffre-fort et les menaces dont font l’objet les assistants du Directeur général, le DG lui-même, mon collègue avec qui je travaille directement et même l’avocat du FPI, toutes ces menaces qui deviennent récurrentes à l’endroit des proches du DG par rapport aux dossiers brûlants de l’heure, je pense qu’il ne s’agit pas d’un hasard, d’un fait anodin. Je crois que c’est dans la droite ligne d’un complot. Un réseau qui a été ourdi et quelque chose organisée», déclare cet agent du FPI. Et de poursuivre: «quand on me prend l’ordinateur, un outil de travail aussi important et contenant des dossiers sensibles; on me prend les clés du bureau et les clés du coffre-fort qui garde les titres de propriété, vous n’allez pas me dire que ça relève d’un hasard. Nous pensions au départ qu’ils allaient prendre le véhicule mais ils ne l’ont pas pris, ils se sont cramponnés sur l’ordinateur et sur les clés du bureau et du coffre-fort». Des avis des analystes avertis, deux camps seraient à l’origine de cet acte. Ils évoquent d’abord le camp de l’ancien comité de gestion associé aux agents du FPI mécontents de récentes réformes opérées et caractérisées par le rabattage des grades et les licenciements. Et le second camp auquel ils font allusion, c’est celui des débiteurs du FPI devenus insolvables et qui veulent soustraire du coffre-fort les titres de propriété qu’ils ont mis en gage. A en croire nos sources, le Fonds de promotion de l’industrie a déposé une plainte auprès de la Police à qui il demande de faire diligence afin de démasquer ce réseau et celui ou ceux qui en sont commanditaires.

Tino MABADA