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Le record flatteur de Michel Bongongo

Nov 08, 2017 Rédaction Africa News

«A la tête d’un ministère qui s’occupe des pauvres -fonctionnaires de l’Etat-, un secteur longtemps négligé en République démocratique du Congo, conscient de l’importance des réformes pour la maitrise des effectifs et l’amélioration des conditions sociales des travailleurs, il conduit avec rigueur, bien que n’ayant pas les moyens de sa politique et un budget conséquent, le programme de la réforme et de rajeunissement de l’Administration publique», lit-on dans le rapport

C’est un peu le débat que l’Institut de sondage Les Points suscite en ce début du mois de novembre alors que les phares de l’actualité demeurent braqués sur la publication du calendrier électoral. La question de savoir comment la population juge les ministres venus de l’Opposition débouche plutôt sur un tableau comparatif des actions positives et négatives de chaque ministre, d’une part et, d’autre part, des performances des opposants membres de l’équipe Tshibala transfuges du Rassemblement de l’Opposition et des rescapés du gouvernement Badibanga issu du dialogue de la Cité de l’Union Africaine. Si les résultats sont lamentables pour l’ensemble des ministres et vice-ministres du Rassemblement et peu flatteurs pour tous leurs collègues signataires de l’Accord de la Cité de l’Union Africaine, à l’exception de Michel Bongongo. Venu du Sénat, donc de l’école du rigoureux et méticuleux Léon Kengo wa Dondo, le ministre d’Etat en charge de la Fonction publique sort du lot, à en croire l’enquête réalisée du 1er au 3 novembre 2017 sur un échantillon de 1.000 personnes représentatives de la ville de Kinshasa.

 

Selon Freddy Panda, directeur général de l’Institut Les Points, le ministre d’Etat Michel Bongongo, bénéficiaire de 72% d’opinions favorables, en tout cas le meilleur score réalisé à l’issue de ce sondage, fait partie des têtes d’affiche qui ont rempilé à leurs postes et, donc, ont eu suffisamment de temps pour asseoir leurs actions. «A la tête d’un ministère qui s’occupe des pauvres -fonctionnaires de l’Etat-, un secteur longtemps négligé en République démocratique du Congo, conscient de l’importance des réformes pour la maitrise des effectifs et l’amélioration des conditions sociales des travailleurs, il conduit avec rigueur, bien que n’ayant pas les moyens de sa politique et un budget conséquent, le programme de la réforme et de rajeunissement de l’Administration publique», commente Panda.

Puis: «Pour la quasi-totalité des Congolais interrogés, Michel Bongongo est le membre le plus actif du gouvernement en ce qui concerne la recherche des solutions aux besoins quotidiens des fonctionnaires de l’Etat. Le cadre UFC bénéficie logiquement de 72% d’opinions favorables et se classe en première position des ministres issus de l’Opposition les plus populaires et les mieux cotés». Conséquence, sans nul doute, de l’élection de la République démocratique du Congo au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Marie Ange Mushobekwa, la ministre des Droits Humains, arrive à la deuxième marche du podium. L’ancienne présentatrice du JT de la chaine de télévision privée Antenne A «a mis d’accord 57% de Congolais sondés par le rôle qu’elle a joué» avant cette élection. Le public abordé estime qu’elle valablement défendu l’image de la République démocratique du Congo.

Unique chef de parti -ATD- de sa sensibilité politique à occuper le rang de vice-Premier ministre dans le gouvernement né de l’Accord de la CENCO, José Makila Sumanda, en chargé des Transports et Voies de communication, occupe la troisième place avec 52 d’opinions favorables. «Les enquêtés reconnaissent qu’il a œuvré pour améliorer l’aviation congolaise à l’international et s’est impliqué pour la réhabilitation des aérodromes de l’intérieur du pays», explique Panda. Autre Kengiste membre du gouvernement d’Union nationale, Franck Apenela, ministre du Tourisme, tire également son épingle du jeu, en se hissant au quatrième rang avec 50% d’opinions favorables. Suivent dans l’ordre utile le ministre UDPS de la Santé Oly Ilunga 32%, le ministre d’Etat ex-UNC du Budget Pierre Kangudia Mbayi 14%, le ministre CDER du Commerce extérieur Jean-Lucien Bussa 11%, le ministre PT de l’Enseignement supérieur et universitaire Steve Mbikayi 8%, le ministre du Développement rural Justin Bitakwira 6% et le vice-ministre SET de l’Intérieur Basile Olongo 2%.

 

Tino MABADA