Politique

Tshibala met le cap sur l’amélioration du climat des affaires

Août 21, 2017 Rédaction Africa News

«Je suis convaincu que l’amélioration du bien-être social de notre population passe notamment par l’accroissement des investissements privés. C’est pour cette raison que mon gouvernement s’investit pour créer un environnement attractif et propice à l’investissement privé», a annoncé le Premier ministre      

Le premier ministre Bruno Tshibala a, jeudi 17 août aux jardins des premiers à la primature, annoncé l’organisation à Kinshasa, du 29 au 31 août 2017 au Fleuve Congo Hôtel, de la conférence sur l’amélioration du climat des affaires en RD-Congo. Elle aura pour thème: «Pour la facilité des affaires en RD-Congo». Le Premier ministre a souligné, devant la presse, que l’objectif de cette conférence est d’harmoniser les vues entre les administrations publiques intervenant dans les activités économiques d’une part, et le monde des affaires d’autre part, dans le but de déceler et de supprimer toutes les entraves au bon exercice des affaires en RD-Congo.

«Pour la facilité des affaires en RD-Congo», c’est le thème retenu par le gouvernement pour ces assises. Organisée dans le cadre de l’amélioration de la situation socio-économique de la population, cette conférence mettra en présence les acteurs publics et privés concernés par la préservation du climat des affaires. «Je suis convaincu que l’amélioration du bien-être social de notre population passe notamment par l’accroissement des investissements privés. C’est pour cette raison que mon gouvernement s’investit pour créer un environnement attractif et propice à l’investissement privé», a fait savoir le Premier ministre Bruno Tshibala.

Pour sa part, Jules Alingete, conseiller technique spécial du Premier ministre chargé du climat des affaires, a confirmé que le climat des affaires en RD-Congo n’est pas bon. A l’en croire, le pays n’a pas été bien placé dans les indicateurs doing business de la Banque mondiale.

«On s’est retrouvé à la 184ème position sur les 190 pays cotés. C’est pour cette raison que le chef du gouvernement, sous les directives du Président de la République, a décidé d’organiser une grande conférence sur l’amélioration du climat des affaires pour recenser les obstacles ou les entraves à l’exercice des activités économiques dans notre pays et proposer des voies de solution pour remédier à la situation», a-t-il expliqué.

Et de poursuivre: «le climat des affaires est un problème qui concerne la Banque mondiale. Il s’agit des recommandations de la Banque mondiale exigeant que nous puissions mettre en place un certain nombre de réformes, en améliorant un certain nombre d’indicateurs en matière d’exercice des affaires dans notre pays. C’est par rapport à ça que nous sommes cotés et nous y travaillons déjà».

Jules Alingete a par ailleurs expliqué la notion de climat des affaires en ces termes: «En principe, la notion du climat des affaires est très globale. Elle intègre les infrastructures dont dispose le pays, la situation politique, sécuritaire». Il aussi souligné qu’il existe des éléments économiques dont on tient compte, à l’instar de la création des entreprises, la facilité d’obtenir les autorisations de construire, le raccordement en eau et électricité, les investissements, le paiement des impôts et des taxes, et autres. Cependant, en ce qui concerne la cotation de la Banque mondiale, on ne prend en compte que des éléments à partir de la création d’une entreprise jusqu’à son fonctionnement. En clair, a-t-il précisé, la Banque mondiale exclut les paramètres comme la situation sécuritaire, politique ainsi que la situation des infrastructures.

Olitho KAHUNGU